Gouvernement du Nouveau-Brunswick

 

Le jeudi 4 juin, Chantel Moore, de la Première Nation Tla-o-qui-aht (sur l’île de Vancouver en Colombie-Britannique), a été tuée par balle par un agent de police à Edmundston au Nouveau-Brunswick pendant une vérification de son bien-être.

Le conseil tribal Nuu-chah-nulth, qui dessert 14 Premières Nations Nuu-chah-nulth, dont la Première Nation Tla-o-qui-aht, a lancé des appels à l’action immédiate pour la justice (en anglais seulement), qui comprennent ce qui suit :

  • « une action immédiate concernant notre demande d’enquête indépendante relativement à l’agent de police qui a abattu une femme de 26 ans de la Première Nation Nuu-chah-nulth tôt le matin du jeudi 4 juin, à Edmundston au Nouveau-Brunswick. » (Traduction libre)
  •  « une action immédiate concernant cette demande et afin d’être tenus au courant pendant tout le processus. Nous appelons à l’action pour la prise de mesures visant à s’assurer que la conduite et les pratiques policières permettent de désamorcer une situation et que, ce faisant, une pratique tenant compte des traumatismes est utilisée. En ce sens, nous demandons que des changements soient apportés à la conduite policière pour éviter que d’autres vies soient perdues de cette façon dévastatrice. » (Traduction libre)

Le Conseil des femmes fait écho à ces appels à l’action et tient à exprimer sa plus sincère sollicitude à l’égard de la famille et des collectivités de Chantel Moore et à les assurer de son soutien. Nous sommes témoin du chagrin, de la douleur, de la peur et de l’indignation causés par la violence systémique et institutionnelle qui se perpétue à l’égard des femmes autochtones. La mort de Chantel est un rappel brutal qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour aborder le colonialisme dans notre province. Nous nous joignons à des organisations et à des particuliers pour rappeler que Chantel Moore a été tuée le lendemain du premier anniversaire de la publication du document intitulé Réclamer notre pouvoir et notre place : le rapport final de l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées.

Le Conseil des femmes s’engage, conformément à son mandat, à étudier le rôle des services de police dans nos collectivités, à mener des consultations en la matière ainsi qu’à porter à l’attention du gouvernement et du public nos résultats. Ce travail ne doit pas se limiter à déterminer qui devrait faire les vérifications de bien-être; il doit également examiner le rôle des services de police et le financement qui leur est fourni. Il doit aussi être fondé sur la lutte contre le racisme et sur la décolonisation, tout comme se doit notre travail sur l’égalité des genres.

Le Conseil des femmes reconnaît qu’il prend cet engagement alors que des manifestations et des actions ont lieu dans le monde entier en appui au mouvement Black Lives et dans le but d’aborder le rôle des services de police dans la perpétuation du racisme contre les personnes et les communautés de race Noires et le maintien de la suprématie des blancs. Bien que le racisme contre les Autochtones, le racisme contre les personnes et les communautés de race Noires et d’autres formes de racisme aient une histoire différente et se manifestent différemment, ils sont aussi étroitement liés. Toutes ces dimensions et complexités doivent guider notre analyse et nos recommandations.